Ce midi, après lecture d'une biographie sur Colbert, j'avais envie de parler des grands hommes du siècle de Louis XIV qui ont eut en commun une région la Champagne, un point d'attache la
Marne.
Comment ne pas évoquer ce siècle glorieux auquel j'attache beaucoup d'importance, de part sa richesse culturelle , et l'ancrage de la France dans le monde?
Par qui démarrer? Par Jean Baptiste Colbert biensur.
Plutôt que de disserter de l'ascencion du fils d'un drapier de Reims, je préfère rappeler son oeuvre ses actions. On a trop souvent tendance à France à parler de la personne et non de ses
actes.
Pour vous donner un aperçu de cet homme d'Etat qui aurait été jusqu'à vendre ses biens pour la France, voici quelques unes de ses réalisations politiques :
"Sa politique est de donner son indépendance économique et financière à la France,
doter celle-ci d'une balance commerciale excédentaire et
accroître le produit des impôts. Il met un terme aux déprédations, et liquide les dette de l'État.
En 1663, il fonde l'Académie des inscriptions et belles-lettres. En 1664, il est nommé surintendant des Bâtiments et manufactures. Il décide de copier les productions des États voisins pour se rendre indépendant de
leurs fournitures. Il n'hésite pas à débaucher des ouvriers étrangers pour initier ces manufactures. Il utilisa fréquemment l'octroi de monopoles. Il rétablit les anciennes manufactures, en introduisit de nouvelles, favorisant par exemple la
production de glaces et de tapis.
En mars 1667, Gabriel Nicolas de La Reynie est nommé par Colbert au poste de lieutenant de police.
Il devient ainsi le premier « policier » de France, imposant son autorité à la maréchaussée et aux hommes du guet. La même année, Colbert est élu à l'Académie française.
Il encouragea le commerce, protégea les sciences, les lettres et les arts, et favorisa également la recherche en créant l'Académie des sciences (1666), l'Observatoire de Paris (1667) où Huygens et Cassini furent appelés, l'Académie d'architecture (1671).
En 1668, il est nommé secrétaire d'État à la
Maison du roi et en 1669, il devient secrétaire d’État au Commerce et à la
Marine. Il construit une flotte de guerre de 276 bâtiments. En
1681 la France, victorieuse sur mer comme sur terre, comptait 176 bâtiments de guerre,
tandis que, quelques années auparavant, elle en avait à peine une cinquantaine.
Il développa les infrastructures favorisant les échanges commerciaux : canaux,
routes royales. Il fit planter la forêt de Tronçais
pour la construction navale. Il fit réparer les grandes routes, en ouvrit plusieurs, et joignit les deux mers par le canal du Languedoc.
Il fit paver et éclairer Paris, embellit cette ville de quais, de places publiques, de
portes triomphales (Portes St-Denis et St-Martin) ; on lui doit aussi la colonnade du
Louvre et le jardin des
Tuileries.
Avec son fils, Jean-Baptiste Colbert,
marquis de Seignelay, il fait venir des villes hanséatiques des artisans, constructeurs, cordiers, pour installer des chantiers ou arsenaux de construction navale dans les ports principaux du royaume. Pour assurer
le recrutement des équipages, il n'a pas recours, comme l'Angleterre, à la
presse, ou enrôlement forcé des matelots de la marine marchande, mais à un nouveau procédé appelé l'inscription maritime. Par contre il demande aux juges de privilégier la condamnation aux galères, y compris pour le délit de vagabondage.
Il institua des compagnies commerciales : Compagnie des Indes Orientales (Océan indien), Compagnie des Indes
Occidentales (Amériques), Compagnie du Levant
(Méditerranée et Empire ottoman) et Compagnie du Sénégal (Afrique) et est l'instigateur du commerce triangulaire des esclaves et l'auteur du code noir. Il est aussi à l'origine de la création de comptoirs : Pondichéry (1670) et de ce qui fut le début du peuplement en Nouvelle-France (Amérique du
Nord).
Il s'opposa au secrétaire à la Guerre, Louvois, jugé trop dépensier des fonds publics. Celui-ci intrigua contre lui auprès de Louis XIV à tel point que Colbert était sur le point d'être disgracié quand il
mourut le 6 septembre 1683, rue des
Petits-Champs, laissant Claude Le Peletier lui
succéder au poste de contrôleur général des finances.
Tout en gérant d'une manière si brillante les affaires de l'État, Colbert avait amassé une fortune considérable, qui s'élevait à environ dix millions ; aussi à sa mort, le peuple, croyant
voir dans cette fortune un signe de déprédation, insulta son cercueil ; il fut enterré à Saint-Eustache, où resteraient ses jambes ; le reste de ses ossements fut
transféré dans les catacombes de Paris en 1787.
Sa devise : « Pro rege, saepe, pro patria semper » (« Pour le roi souvent, pour la patrie toujours »).
Il laisse une image d'excellent gestionnaire, même si les résultats économiques peuvent paraître assez faibles, en raison des fortes ponctions générées par les dépenses guerrières de Louis XIV.
Son nom donna le terme de colbertisme qui souligne la part plus
importante d'intervention de l'État dans l'économie en comparaison avec les autres pays occidentaux ".
Le second personnage est également ministre , c'est le concurrent direct de Jean Baptiste Colbert auprès du roi, c'est Louvois.
Il n'est pas marnais de naissance, il est juste Marquis de Louvois, lieu connu de la Marne sur la route de Reims ou de Verzy et ses faux.
"Le château de Louvois, lors de son acquisition par
Michel Le Tellier, marquis de
Barbezieux et secrétaire d'État à la Guerre du roi Louis
XIV, la propriété fut érigée en marquisat, puis fit partie de la dot de mariage de son fils François Michel Le Tellier de Louvois avec 35 hectares de vignes.
Coordinateur de la construction du Château de
Versailles après la mort de Colbert, il se fit construire un magnifique château sur des plans de Mansart et des jardins de cinquante hectares dessinés par un élève de Le Nôtre. Le
domaine devint en 1776 la propriété d'Adélaïde et Sophie, deux des filles du roi Louis XV. Lors de la Révolution française le domaine fut détruit ; il ne subsistait que la grille
d'entrée, l'orangerie et les grands bassins. À son emplacement fut édifié, au XIXe siècle, un simple pavillon de facture classique avec
quelques matériaux d'origine. Aujourd'hui, le château est propriété"
Qui n'a pas rêvé d'entrer dans ce magnifique domaine et ses jardins à la françaises?
Mais je m'égards, revenons à l'homme d'Etat,
Secrétaire de la guerre, il réorganise l'armée. "Il permet à des soldats valeureux mais sans naissance de monter dans la hiérarchie malgré l'opposition de l'aristocratie. Il modernise
l'armée : il unifie et améliore l'armement, prépare la création de casernes et de dépôts qui apparaîtront en 1692 et veille au paiement régulier des soldes. Il tente aussi d'instaurer la
conscription nationale, mais c’est un demi-échec.
Hiérarchie et discipline furent les soucis constants de Louvois. Il ne put abolir la vénalité des grades de colonel et de capitaine : aussi les régiments restaient-ils propriétés de leurs
officiers. Mais Louvois réprima les abus, sévissant contre l'absentéisme des officiers (en 1674 en pleine campagne, on vit encore des régiments presque sans officiers présents !). Il réprima
aussi le pillage, lequel était généralement excusé par l'arriéré de solde et le retard du ravitaillement"
Personnellement j'admire plus la carrière de Colbert et ses actes mise à part le code noir, qui legalisait et codifiait l'esclavage. Louvois malgrès sa carrière illustre reste un
intriguant de gouvernement plus qu'un homme de sacrifice, un homme d'Etat.
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